26-03-2026
Jonathan Perriault, développeur Fantastique

Connaissez-vous le mécénat de compétence ? C'est un dispositif qui permet à une entreprise de détacher ponctuellement et gracieusement les compétences d’un ou plusieurs de ses collaborateurs, pendant leur temps de travail, au profit d’associations d’intérêt général.
C'est ce qu'a fait Jonathan Perriault, qui est venu nous épauler pour penser une nouvelle application de lecture adaptée aux enfants dyspraxiques. Dans le témoignage qui suit, il nous raconte son expérience en tant que développeur et dans le mécénat de compétence.
Bonne rencontre avec Jonathan Perriault !
CF : Qu'est-ce qui vous a amené à faire du mécénat de compétence ?
JP : Mon premier contact avec le mécénat de compétence est venu d'une période d'intercontrat au sein de mon ESN. Plutôt que de rester inactif, j'ai cherché une mission via la plateforme Komeet. Mais c'est surtout mon histoire personnelle qui m'a motivé : j'avais déjà travaillé avec l'association L'Arche, où j'avais été sensibilisé aux défis des personnes en situation de handicap. À la maison, nous sommes tous très myopes, ma fille, mon épouse et moi. Je sais donc ce que c'est que de devoir s'adapter pour lire ou voir clairement. Quand j'ai découvert le projet du Cartable Fantastique, j'ai tout de suite voulu mettre mes compétences au service d'un outil qui faciliterait la vie d'enfants confrontés à des difficultés que je connais bien.
CF : Qu'est-ce qui vous plaît dans le mécénat de compétence ?
JP : Ce qui me plaît, c'est de pouvoir mettre mes compétences techniques au service de causes qui comptent, sans la pression de la rentabilité. Travailler dans un cadre collaboratif, où l'objectif est d'aider concrètement des enfants, redonne du sens à mon métier. Et puis, c'est l'occasion de découvrir de nouvelles technologies ou approches, comme ce fut le cas avec Dart/Flutter sur ce projet. [NB : Flutter est un langage de programmation !]
CF : Pourquoi avoir choisi cette mission ?
JP : J'ai choisi cette mission pour deux raisons : d'abord, parce que le projet (appelé LumiText pour l'instant, mais ce nom pourrait évoluer) visait à créer un outil multiplateforme pour enfants dyspraxiques – un défi technique stimulant, surtout en utilisant Flutter, que j'avais déjà pratiqué avec L'Arche. Ensuite, parce que la cause me touchait personnellement : en tant que parent et en tant que personne confrontée à des troubles visuels, je comprenais l'importance d'un tel outil.
CF : Qu'est-ce que cette mission vous a apporté ?
JP : Cette mission m'a permis de me former davantage à Flutter, un langage que je maîtrisais moins initialement mais qui s'est avéré idéal pour ce projet, grâce à sa capacité à cibler plusieurs plateformes (Android, iOS, web, etc.) avec un seul code. Sur le plan humain, c'est une immense satisfaction de savoir que mon travail peut aider des enfants à lire plus facilement. Et puis, voir ma fille grandir en sachant que des outils comme celui-ci existent pour d'autres enfants, ça rend ce projet encore plus précieux.
CF : Un conseil pour ceux qui hésiteraient à se lancer ?
JP : Je leur dirais : ne réfléchissez pas trop, lancez-vous ! Le mécénat de compétence, c'est l'occasion de progresser techniquement, de sortir de sa zone de confort, et surtout de donner du sens à son travail. Pour moi, c'était aussi une façon de montrer à ma fille que nos compétences peuvent servir à aider les autres. Alors oui, foncez : vous en ressortirez grandi, et vous aurez peut-être, vous aussi, la chance de contribuer à quelque chose de vraiment utile.
Nous remercions chaleureusement Jonathan Perriault d'avoir partagé son expérience avec nous. Son parcours permettra peut-être d'en inspirer certains qui hésitaient encore à franchir le pas…
Si le mécénat de compétence vous intéresse, contactez-nous !






