Ecriture

Les enfants dyspraxiques ne peuvent pas automatiser un certain nombre de gestes volontaires. En particulier, ils ne peuvent pas automatiser l’écriture. Ecrire manuellement revient pour eux à contrôler laborieusement le dessin de chaque lettre, ce qui en absorbant une grande partie de leur attention, les empêche de prêter attention à tous les autres aspects (orthographe, fond conceptuel etc….). C’est aussi la source d’une très grande fatigue.

Faire écrire un élève dyspraxique en classe est donc une réelle difficulté. Il est important de discuter des modalités d'écriture avec l'équipe médicale et paramédicale qui accompagne l'enfant (ergothérapeute, psychomotricienne...).

Néanmoins, plusieurs règles s'appliquent à tous les enfants dyspraxiques:

  • L'effort fourni pour écrire est si important qu'il faut diminuer la quantité d'écriture si on ne veut pas épuiser l'enfant. Attention: les enfants dyspraxiques ont tendance à aller au bout de leurs ressources. On s'aperçoit donc souvent trop tard, devant leur état d'agitation, que la quantité d'écriture était excessive.
  • La quantité de ressources attentionnelles que nécessite l'écriture manuelle chez les élèves dyspraxiques ne leur permet pas de prêter attention à ce qu'ils écrivent. A la différence des autres élèves, les élèves dyspraxiques ne peuvent rien apprendre en écrivant, même pas l'orthographe. Au contraire, concentrés sur le dessin des lettres, ils multiplient les fautes d'orthographe. Une bonne solution est donc de limiter l'écriture aux exercices centrés sur l'écriture (dont la quantité doit être réduite) et de favoriser des moyens de recueil des informations alternatifs dans tous les autres contextes.
  • Les exercices de copie manuscrite sont à proscrire pour plusieurs raisons. L’évaluation de la qualité de l’écriture n’a pas de sens dans le cas des enfants dyspraxiques. La copie nécessite une coordination œil main qui est déficitaire chez ces enfants et la nécessité de réajuster les repères spatiaux pour passer d’un support (celui du modèle à copier) à l’autre (la feuille sur laquelle on écrit) rend l’exercice particulièrement épuisant. En aboutissant à un texte inévitablement plein de fautes, elle met à mal le sens orthographique des enfants dyspraxiques.
  • Il est judicieux de dispenser les élèves dyspraxiques de l'apprentissage des majuscules cursives.

Les fiches utilisées dans la classe de CE1 de Manon sont disponibles sur ce site. Le concepteur du site a accepté de mettre en ligne des fiches adaptées en termes de quantité d'écriture, de taille et de présentation aux élèves dyspraxiques.

  • Fiche d'écriture sur le v PDF word
  • Fiche d'écriture sur le x PDF word